Après avoir été ébahi par les prouesses d’un dauphin qui sautait dans des cerceaux assez élevés… et le faisait avec le sourire, j’ai demandé à l’entraineur comment il parvenait à des résultats aussi étonnants.

 

Nous, les entraineurs d’animaux, n’avons trois principes :

  1. Ne jamais employer de moyens négatifs
  2. Employer constamment des moyens positifs
  3. Cesser l’entrainement dès que l’animal montre des signes de fatigue.

 

En discutant avec ces entraineurs, j’ai constaté qu’ils appliquaient aussi d’autres principes complémentaires :

  1. Miser sur la réussite.
  2. Considérer l’échec comme un essai pour apprendre.

Ne pas y accorder d’attention.

Y parvenir par une suite de petits gains.

  1. Souligner chaque pas accompli.
  2. Anticiper cette réussite agréable : ce sera reposant d’aller se coucher ce soir. ’

 

Remarques

  1. Contrairement à ce que bien des gens pensent des entraineurs, nous n’infligeons aucune souffrance : nous ne donnons pas de coups, ne piquons pas, ne donnons pas de chocs électriques,
  2. Nous présentons un exercice à l’animal, par exemple faire un petit saut. Aussitôt qu’il le réussit nous lui donnons une forme de récompense, habituellement un petit morceau de nourriture qu’il apprécie ou simplement un bref massage, une caresse. Puis nous lui proposons une autre activité, par exemple un saut un peu plus haut. S’il réussit nous nous lui donnons un amuse-gueule, et ainsi de suite.
  3. Mais aussitôt que sa performance fléchit, que son attention diminue, qu’il échoue disons deux fois de suite le même saut, nous mettons fin à la séance d’entrainement. Nous avons constaté que quand leur concentration diminue, leur motivation baisse et l’activité devient fastidieux et improductive autant pour eux que pour nous. Certains jours l’entraînement peut durer une heure, d’autres jours nous arrêtons après 20 minutes ou même 10 minutes.

 

J’ai alors compris pourquoi notre professeur de gymnastique nous entrainait à plusieurs appaeils à chaque séance et nous faisait passer de l’un à l’autre quand notre performance plafonnait.

 

Puis je me suis mis à rêver aux moments où les parents épuisés tentent d’amener leurs enfants à faire leur chambre, le ménage, finir leurs travaux scolaires ou encore des enseignants exaspérés tentent de faire apprendre les mathématiques ou les règles de la grammaire française ou anglaise ou du civisme à leurs élèves. J’y ai vu des pistes pour réussir davantage dans un climat motivant.

 

Une attitude positive est nécessaire pour créer un climat agréable tant pour le parent que pour l’enfant.

Souligner le positif et éliminer le négatif.

 

L‘appréciation est beaucoup plus qu’une technique. C’est une philosophie de voir le mieux chez les gens.

 

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