Parents efficaces, une approche fondée sur le respect et la responsabilité

 

Lorsque j’ai commencé à utiliser l’approche Parents efficaces, mes deux enfants avaient six et huit ans. Le message je m’a été d’une aide précieuse pour leur exprimer mon inacceptation de tout ou presque. Je suis devenue consciente de mon intolérance et de ma rigidité. Devenant plus à l’écoute de moi-même et de mes besoins, mes messages je devinrent plus complets, plus spontanés. Je me suis aperçue que je vivais pour les autres, endossant leurs problèmes et m’épuisant à trouver des solutions qu’ils rejetaient de toute façon. Je rejetais le blâme de mon inconfort sur un mari autoritaire, sur des enfants insoumis et sur un entourage incompréhensif, évidemment.

J’ai donc demandé la séparation en gardant les enfants avec moi. Quelle situation ! Et les problèmes continuaient… Je me suis finalement rendu compte que je pensais que j’écoutais mais je n’écoutais pas. Cela a été un choc d’accepter cela.

J’ai pris mon courage pour écouter vraiment. Au début, j’étais un perroquet. Mon fils, de me dire : «Tiens, c’est la nouvelle écoute». Je me sentais artificielle, démunie. J’avais la conviction qu’en persistant, j’y arriverais. Ensemble, nous avons appris à refléter dans nos mots ce que nous avions compris du message de l’autre. Avec les semaines, nous nous encouragions mutuellement, chacun apprenait à identifier ses problèmes et ses besoins. Nous cherchions ensemble des solutions dont chacun y reconnaissait la responsabilité de ses propres choix.

Fiston veut abandonner l’école

Voici, comment se déroula le problème «école» avec l’aîné :

A: «Maman, je ne vais plus à l’école.»

M: «Ah ! Non ?»

A: «Le professeur est stupide, je perds mon temps.»

M: «Bon, tu es certain, tu n’iras plus. Ta décision semb prise…»

A: «Après deux jours, je verrai.»

M: «Je m’inquiète du retard que tu auras à rattraper.»

A : «C’est pas ton problème, J’ai pensé à cela et un copain prend mes notes et m’apporte les devoirs.»

M: «Oh ! Cela me rassure ; merci de me dire cela.»

Quatre jours de ce régime, le copain cessa de lui apporter ses travaux.

M: «Là, tu as un problème.»

A : «Oui, j’ai réfléchi et mes amis me manquent ; je pense que je vais y retourner. Je me demande comment je vais expliquer mon absence…»

M: «Ça t’embête un peu.»

A: «Tu veux m’aider.»

M: «Tu peux écrire une note d’explication, je pourrai y jeter un oeil.»

 

Voici ce qu’il a composé et remis à la direction et ce que nous avons signé tous les deux :

Au directeur et au professeur :

«J’ai pris une semaine pour réfléchir au sérieux de mon année scolaire. Il y a certains profs que je trouve difficile à supporter ; cependant, je suis assez responsable pour désormais passer par-dessus. Chacun a sa façon de nous parler mais j’ai une préférence pour ceux et celles qui respectent les élèves au lieu de les blâmer».

Merci de votre compréhension.

Le fils.

Après cela, mon fils avait compris que la façon d’être considéré était très importante dans les relations : traiter l’autre comme nous aimons être traité ; parler à l’autre comme nous aimerions que l’autre nous parle.

Voici ce que je lui aurais dit avant d’avoir participé au cours Parents efficaces : «Voyons donc, ça n’a pas de bon sens. Les profs font leur possible, tu exagères. Il faut que tu y ailles. Ça ne marche pas dans ta petite tête. Il n’en n’est pas question, tu vas aller à l’école. Tu vas perdre ton temps ici et tu n’apprendras rien, etc.»

 

Quels obstacles. Aucune communication.

Avec le temps l’atmosphère devenait plus sereine. Nous nous sentions mieux. La confiance s’élargissait. Une complicité s’installait. J’étais fière de mes fils, d’être leur mère. Je me sentais mieux comme femme.

Quelques années passèrent. J’ai rencontré un autre homme qui baignant dans ce climat, s’y plut et s’y installât. Il est devenu mon mari et cela depuis vingt ans maintenant. Cette méthode est devenue un mode de vie où le respect, la responsabilité de chacun, la liberté d’être soi, sont au menu quotidien.

Aujourd’hui, je suis grand-mère. Je suis reconnaissante au Dr Thomas Gordon d’avoir vulgarisé cette approche. En utilisant ces outils, j’ai fait de ma vie un plaisir, un succès, une garantie que je peux voir venir les événements sachant que je suis capable de les assumer, de trouver des solutions aux problèmes qui se présentent.

Cette approche est devenue pour moi une philosophie de vie dans laquelle j’y ai puisé l’essentiel de l’être humain, celui d’être aimé et reconnu.

Vivant de cette manière, nous aurons contribué à construire la société de demain, une société capable d’une communication nourrissante et chaleureuse.

 

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