Poux chaque numéro, choisir la réponse le plus appropriée

 

  1. Les stades sont universels, c’est-à-dire:

a. tous les gens passent par tous les stades.

b. on retrouve ces mêmes stades dans différentes sociétés et cultures.

c. les gens qui participent à des cours d’éducation morale franchissent tous les stades.

 

  1. Les stades sont irréversibles, c’est-à-dire:

a. une personne n’apportera jamais une motivation à un niveau inférieur à son stade actuel.

b. une personne à qui on a expliqué un motif d’un stade supérieur ne peut pas ne pas en tenir compte à l’avenir.

c. une personne qui a compris ou intégré un stade ne peut pas l’abandonner pour se réinstaller au stade précédent.

 

  1. Les stades et niveaux sont séquentiels, c’est-à-dire:

a. on franchit toujours les stades dans le même ordre c’est-à-dire le 1er avant le 2e et le 2e avant le 3e, etc.

b. on passe un temps à peu près égal à chaque stade.

c. on franchit les étapes d’un stade à l’autre à un âge fixe.

 

  1. La séquence des stades est irréversible, c’est-à-dire:

a. tous les gens qui sont au 5e stade ont franchi les 4 premiers auparavant.

b. les gens qui sont au 5e stade ont déjà été aux 4 précédents et n’y reviendront pas.

c. les gens qui sont au 5e stade passeront inévitablement au 6e

 

  1. Les stades se déroulent selon un ordre invariable et obligatoire, c’est-à­-dire:

a. on est obligé de passer à un stade lorsqu’on nous présente un argument de ce stade.

b. il est pratiquement impossible d’être à un stade inférieur lorsqu’on vit dans un groupe dont la majorité est située à un stade supérieur.

c. il est pratiquement impossible de sauter du 2e stade au 4e stade, du 3e au 5e, etc.

 

  1. La différence entre un stade et le précédent s’explique ainsi:

a. ce stade ajoute un élément important à la définition du stade inférieur.

b. ce stade formule avec un vocabulaire plus complexe ce qui était exprimé au stade précédent.

c. ce stade intègre les notions comprises au stade précédent et une nouvelle vision plus complexe des situations.

 

  1. Il y a un lien entre la maturation intellectuelle et le développement du raisonnement moral, c’est-à-dire:

a. un certain développement intellectuel minimal est requis pour atteindre chaque stade.

b. une maturation intellectuelle acquise amène conséquemment l’évolution vers un stade plus élevé de raisonnement moral.

c. les gens qui ont un quotient intellectuel très élevé se situent au niveau post-conventionnel.

 

  1. Il y a un lien entre les stades de perception sociale et les stades de jugement moral c’est-à-dire:

a. un stade élevé en perception sociale indique également un stade élevé en jugement moral.

b. un stade élevé en jugement moral indique aussi un stade élevé en perception sociale.

c. la perception sociale et le jugement moral sont deux expressions pour désigner la même chose.

 

  1. Le stade prémoral est cette étape où:

a. il n’y a aucun développement intellectuel.

b. le bien et le mal est déterminé d’après les sensations qu’on éprouve.

c. le langage n’est pas encore assez articulé pour expliquer un raisonnement moral.

 

  1. Le niveau préconventionnel se caractérise par:

a. une faible capacité d’expliquer en des phrases cohérentes les motifs de son action morale.

b. une dépendance envers le milieu social environnant conçue comme une situation où on doit peser sur certains leviers pour obtenir certaines gratifications.

c. les principes moraux sont reconnus valables en autant qu’ils favorisent la croissance personnelle.

 

  1. La particularité du niveau conventionnel tient à:

a. l’obéissance aux lois sociales, politiques, familiales et économiques.

b. une conduite plus conforme aux coutumes de son milieu environnant.

c. l’intégration de la notion des liens sociaux dans l’orientation de sa conduite.

 

  1. Le niveau postconventionnel est celui où les personnes:

a. s’opposent aux façons d’agir habituelles de leur milieu par des comportements originaux et créateurs.

b. prennent leurs propres décisions, qu’elles soient en accord ou en désaccord avec les groupes auxquels elles appartiennent.

c. remettre en question les décisions de leur groupe, association et famille et les confrontent en vue d’amener ces groupements à modifier leurs comportements.

 

  1. Au 1er stade, la personne choisit

a. d’agir selon les attentes de la personne qui a le pouvoir et dispose des récompenses et des punitions.

b. d’obéir aux lois officielles et officieuses et aux règles établies pour maintenir l’ordre social.

c. pour obtenir par réciprocité et commerce agréable les meilleurs soins de la part des autres.

 

  1. D’après les gens du 2e stade, la bonne action est celle qui:

a. plaît à nos amis, nos parents, nos camarades et tous ceux qui ont bien soin de nous.

b. permet d’entretenir avec les autres des liens où on trouve sa propre satisfaction tout en maintenant un bon équilibre entre ce qu’on reçoit et ce qu’on donne.

c. consolide l’autorité légitime constituée par un procédé démocratique.

 

  1. Les personnes qui prennent leurs décisions morales selon le 3e stade diront plutôt:

a. elle a bien fait, cela lui appartenait et elle avait le droit de le prendre et de le garder.

b. elle n’a pas bien agi, car ainsi elle fera de la peine à plusieurs personnes de son entourage.

c. elle n’a pas bien agi ; elle se fera sans doute prendre par les autorités et sera punie.

 

 

  1. Au 4e stade on assume ses responsabilités dans le groupe car…

a. si on ne l’assumait pas, toute la structure coopérative s’écroulerait avec toutes ses institutions.

b. les associations ont préséance sur l’individu.

c. on respecte la loi parce que chaque personne a droit à la justice et son simple fait d’être née lui confère des droits et des devoirs inaliénables.

 

  1. Au 5e stade, on remarque:

a. une intégrité personnelle particulière à respecter les ententes prises librement et la parole donnée.

b. une comparaison entre les lois vues et appliquées dans différentes sociétés et un retour à sa préférence personnelle comme point de décision.

c. un sens du devoir, de l’ordre social, des responsabilités

 

  1. Au 6e stade, les motifs que les personnes invoquent pour prendre leur décision…

a. s’appuient sur des principes de justice qui tiennent compte des droits et des devoirs de toutes les personnes en cause.

b. font appel à.la relativité des valeurs et des opinions personnelles.

c. insistent sur la nécessité de recourir à des actions nouvelles, originales et inédites pour promouvoir le changement social.

 

  1. On observe un lien entre le stade de jugement moral des enfants et ceux de leurs parents c’est-à-dire:

a. les enfants qui sont à des stades élevés de raisonnement moral ont des parents qui leur ont présenté des arguments de stades élevés.

b. les enfants se retrouvent habituellement au même stade que leurs parents

c. les enfants remettent souvent leurs parents en question par l’adoption du point de vue du stade supérieur.

 

  1. Certains parlent d’un 7e stade de raisonnement moral ;

a. c’est une erreur puisqu’il n’y a que 6 stades.

b. il s’agit là d’une confusion où on appelle le 7e stade ce qui est en réalité l’équivalent du stade 4.

c. au 7e stade, la personne atteint un niveau d’empathie raffiné où elle peut s’identifier à tous les êtres vivants et s’ouvrir à aimer une personne même si elle lui a causé du tort.

 

  1. En évaluant ou appréciant le stade de raisonnement moral d’une personne, on retrouve habituellement:

a. une variété de réponses où les personnes touchent à tour de rôle les 6 stades.

b. une concentration des réponses sur un stade dominant avec une minorité de réponses aux stades adjacents.

c. toutes les réponses de la même personne se retrouvent sur son stade actuel et son stade antérieur.

 

  1. Les angles de jugement moral sont…

a. des synonymes des stades.

b. des aspects de la vie sur lesquels s’applique le jugement moral.

c. des conditions essentielles pour l’accession à un stade supérieur.

 

  1. Le 1er stade est caractérisé par une importance particulière accordée aux angles de

a. la conscience, l’honnêteté, l’affection.

b. la punition, l’autorité, la loi.

c. la liberté civile, l’affection et la justice.

 

  1. Au 3e stade, les individus accordent une importance particulière aux angles de…

a. l’affection, le relationnel, la conscience.

b. la propriété, la vie, la punition.

c. la justice, l’autorité, la loi.

 

  1. Au 6e stade, on observe un développement marqué des angles de jugement moral suivants :

a. honnêteté, justice, conscience, vie humaine.

b. punition, autorité, conscience.

c. propriété, loi, affection.

 

  1. La vie humaine prend une valeur et une définition variable selon les stades. Ainsi, au 3e stade, la personne définira davantage la valeur de la vie comme:

a. «La vie humaine est sacrée.»

b. «La perte de la vie a une valeur particulière puisqu’on ne peut pas les remplacer comme les objets ou les animaux qu’on achète.»

c. «La vie vaut autant que les sentiments qu’on éprouve pour ses parents, sa famille, ses amis et pour la sympathie ou l’antipathie que ces gens éprouvent à notre égard.»

 

  1. On observe que…

a. la plupart des gens parviennent au niveau postconventionnel.

b. la plupart des gens ne parviennent pas au 5e et 6e.

c. les gens qui participent à un cours d’éducation morale parviennent au sixième stade.

 

  1. Ceux qui travaillent avec des enfants de 6 à 12 ans rencontrent plus souvent des arguments:

a. de 1er et 2e

b. de 3e et de 4e

c. du 1er au 5e

 

  1. Les éducateurs qui travaillent auprès d’adolescents entendront souvent dans les discussions d’ordre moral des motifs…

a. de 3e et de 4e

b. de 1er, 3e et 5e

c. de 4e et 5e

 

  1. L’éducateur qui travaille au collège avec des jeunes adultes. de 18 à 20 ans doit se préparer à discuter de motifs…

a. de 4e et 5e

b. de 3e et 4e

c. de 5e et 6e

 

  1. Si on évalue le développement moral d’Hitler on conclut évidemment que…

a. il était sans doute au 1er

b. il ne pouvait pas être au 3e stade parce qu’il n’avait pas de sympathie pour les juifs.

c. il pouvait avoir un raisonnement de stade très avancé pour justifier une conduite tout à fait injuste.

 

  1. L’application de la discussion selon les stades de raisonnement moral de Kohlberg…

a. s’emploie avec sa plus grande efficacité auprès d’adolescents.

b. convient tout autant à des enfants de la maternelle que ceux de l’école primaire ou secondaire.

c. rend un service éducatif égal à tout âge.

 

  1. A l’âge adulte, on observe…

a. une absence totale d’évolution d’un stade à un autre.

b. une croissance lente en termes de stades de raisonnement moral.

c. une régression au stade précédent.

 

  1. La perspective pédagogique du raisonnement moral selon les stades repose sur…

a. la capacité intrinsèque de chaque personne d’évoluer naturellement et spontanément vers les stades supérieurs.

b. l’influence primordiale du milieu comme agent de progression vers les stades supérieurs.

c. une interaction entre la maturation personnelle et la stimulation du milieu pour évoluer vers les stades supérieurs.

 

  1. Pour stimuler le développement du raisonnement moral, on présente un argument…

a. du stade le plus élevé possible.

b. du même stade que la personne a énoncé.

c. d’un stade plus élevé que celui que la personne a énoncé.

 

  1. Cette activation du raisonnement moral amène…

a. la personne à réorganiser sa façon de penser en tenant compte d’un motif d’ordre différent qui lui est présenté.

b. à constater que l’argument qu’on lui présente est meilleur que le sien.

c. à reformuler en d’autres mots la position qu’elle avait déjà.

 

  1. Une personne comprend les arguments ou motifs de jugement moral…

a. de son stade seulement.

b. de son stade et de tous les stades inférieurs.

c. du stade supérieur à son stade et des stades précédents.

 

  1. Lorsqu’on lui présente des raisonnements moraux de différents stades chacun préfère habituellement…

a. un argument situé à son propre stade.

b. un argument situé à un stade supérieur au sien.

c. un argument situé à deux stades supérieurs au sien.

 

  1. Dans une discussion favorisant le développement du raisonnement moral…

a. il importe peu de savoir si la personne répond «oui» ou «non» à la question «a-t-il/elle bien agi?»

b. on discute seulement des motifs qui l’ont amené à prendre sa décision.

c. on lui demande si la personne a bien agi pour ensuite mieux pouvoir lui permettre d’expliciter ses motifs.

 

  1. Le degré de cohérence dans les réponses à des dilemmes moraux est

a. présent à tous les stades.

b. se rencontre surtout aux stades inférieurs.

c. rencontre surtout aux stades supérieurs.

 

  1. On peut constater qu’une intervention d’activation du raisonnement moral a des effets positifs lorsque…

a. une amélioration du comportement peut être observée.

b. la personne a accepté la supériorité de nos arguments.

c. la personne adopte un argument plus nuancé et plus complexe que celui de son stade habituel.

 

  1. Sur une affiche, dans une salle de bain, quel argument ferait appel au motif du 5e stade ? «N’oublie pas de refermer le robinet d’eau chaude…

a. Car maintenant dans notre société on s’attend à ce que chacun économise l’eau chaude.»

b. tes amis qui viendront après toi`seront déçus de manquer d’eau chaude.»

c. sinon tu auras toi-même moins d’eau chaude sans doute la prochaine fois.»

 

  1. Pour stimuler le développement du raisonnement moral, on emploie…

a. la discussion individuelle de développement moral.

b. une variété d’activités comme le dialogue, le jeu de rôles, le panel, le plaidoyer, etc.

c. des activités variées pourvu que ces activités stimulent la discussion sur les motifs de décision morale.

 

  1. Un groupe qui prend ses décisions en exécutant la volonté de la majorité…

a. limite la discussion â un niveau de morale conventionnelle.

b. situe la discussion aux 5e et 6e

c. insiste surtout sur des motifs de décision morale.

 

Évaluation

Comparer ses réponses à celles-ci :

  1. b
  2. c
  3. a
  4. a
  5. c
  6. c
  7. a
  8. b
  9. b
  10. b
  11. c
  12. c
  13. a
  14. b
  15. b
  16. b
  17. a
  18. a
  19. a
  20. c
  21. b
  22. b
  23. b
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  25. a
  26. c
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  28. c
  29. a
  30. a
  31. c
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  33. b
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  37. c
  38. b
  39. c
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  41. c
  42. a
  43. c
  44. a
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